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Dispute entre voisins: guerre ou paix?

Une dame du voisinage marche avec difficulté, mais lorsqu'elle circule en voiture dans le quartier où les enfants jouent, elle représente une véritable menace. Quant à ceux-ci, ils laissent souvent leurs vélos dans la rue, sans que les parents n'interviennent. Une guéguerre évolue entre les parties.
La DAS intervient pour les ramener au calme et leur faire hisser le drapeau blanc! Comment y parvient-elle?

Du bon voisinage - ou comment s'épargner des cadavres dans le placard

Madame Bovary vit depuis bien des années au bout du chemin de la Magnenette, dans une voie sans issue. Ayant atteint un âge respectable, elle marche avec difficulté, s'appuyant sur une canne. Mais dès qu'elle est au volant de sa voiture, tout un chacun peut témoigner du dynamisme insoupçonné qui sommeille en elle. A la manière d'Ayrton Senna, elle n'a crainte d'appuyer sur l'accélérateur. Avec une vigueur, certes démesurée, qui n'a pas l'heur de plaire à la famille Piccard, elle passe à une allure folle devant leur maison, parfois à plusieurs reprises dans la journée. Mais tout n'est également pas d'or chez les Piccard. Les parents se consacrant à de multiples tâches professionnelles et occupations annexes se montrent constamment débordés. Leurs rejetons sont souvent laissés à eux-mêmes. A tel point que les deux enfants sont considérés comme la terreur du voisinage : débordants d'énergie, quelque peu impolis et ressemblant à des vagabonds, les deux garnements cavalcadent et jouent quasiment sans aucune surveillance dans la rue, y abandonnant quotidiennement leurs multiples jouets et leurs vélos.

De son côté, Madame Bovary cause beaucoup de mécontentement, laissant son chien se promener en toute liberté, n'ayant plus vraiment la force de se balader longuement avec lui. Fido - ressemblant à s'y méprendre au Clochard de Walt Disney - erre pendant des heures dans le quartier, fouinant de part et d'autre, marquant son vaste territoire avec de petits et grands besoins exactement là où ça lui chante. Evidemment, personne ne prend soin de nettoyer derrière lui comme le prescrit la réglementation. Madame Bovary brille par son absence. Les seuls qui sont toujours heureux de la visite de l'aimable Fido, qui ne manque d'ailleurs pas de leur démontrer son affection à sa manière, sont deux autres petits « clochards » : les enfants Piccard !

Les parents stressés tentent à deux ou trois reprises de s'expliquer avec Madame Bovary, sans grande conviction et toujours à la hâte. Il n'est donc pas étonnant que ces efforts de clarification s'avèrent infructueux. Résultat : une escalade de la situation conflictuelle entre voisins.

Les Piccard ont finalement l'idée de contacter la DAS. A leur surprise, elle leur propose une médiation plutôt que d'entamer une procédure judiciaire. Un spécialiste expérimenté en protection juridique choisit cette solution, considérant que les deux parties vivant dans le même voisinage, chacun dans sa maison, sont appelés à se côtoyer sur le long terme. Il est donc dans leur intérêt de parvenir à s'entendre. Une procédure judiciaire aurait pour effet de péjorer encore plus lourdement le climat.

Par le biais de la médiation, l'avocat de la DAS vise une solution qui ne soit pas simplement le règlement d'un conflit : il recherche dans les compétences propres aux parties en cause les synergies sur lesquelles les bases d'une relation agréable, si ce n'est même amicale, pourraient se développer.

Madame Bovary accepte de participer à la médiation. Les parties s'asseyent autour d'une table pour discuter ouvertement des désagréments vécus par chacun d'entre eux. Grâce à la médiation conduite par l'avocat de la DAS, une issue au litige porteuse d'espoir s'annonce rapidement : les enfants promettent de se comporter correctement dans la rue et de ne plus se l'approprier comme une place de jeu personnelle. Ils se déclarent enchantés à l'idée de pouvoir promener Fido quotidiennement et de jouer librement avec lui. A la surprise générale, Madame Bovary leur propose même de couper son gazon contre de l'argent de poche. Elle promet également de ne plus appuyer sur l'accélérateur et d'être à l'avenir, comme il se doit, pleine d'égards au volant.

Six mois s'étant écoulés, les résultats de la médiation s'avèrent plus que probants. Les relations de voisinage sont plus harmonieuses que jamais. Madame Bovary est heureuse de ne plus vivre dans la solitude : en effet, les enfants Piccard lui rendent souvent visite. Elle les gâte volontiers en leur servant le goûter et n'hésite pas à s'asseoir avec eux pour une partie d'UNO. Et Fido quant à lui est particulièrement aux anges : lorsqu'elle leur lit de temps à autres des histoires de Karl May, les enfants, concentrés et perdus dans leurs pensées, le câlinent d'un mouvement quasi automatique.

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